Le mythe de l’Angelus !

Publié le 04/04/2006 à 05:24
Par Oxymore

Vous qui voyez ce tableau, vous ne voyez rien de plus …!!!! ???? 

Eh bien ce n’a pas été le cas de Salvador DALI. Ce tableau développa ce qu’il appella une image obsédante :
LE MYTHE DE L’ANGELUS DE MILLET
extrait d’un dossier de Presse consacré a S. Dali :
Peint en 1858, l’Angélus loin d’être le chef-d’oeuvre de MILLET, lui apporta la gloire. Le motif vulgarisé par la photographie et les chromos, circulait dans toute la France et ornait les calendriers diffusés dans les plus humbles chaumières. La scène de l’Angélus, visait plus loin que le sujet. Elle jouait un rôle moralisateur, éducateur, social et politique.
Ce tableau frappa l’imagination de Salvador DALI qui en fit un mythe tragique. Le surréaliste écrit dans le premier numéro de la revue Minotaure du 18 avril 1933 un article intitulé : « Interprétation paranoïaque-critique de l’image obsédante l’Angélus de Millet ». : « Comment l’image, sublime d’hypocrisie symbolique de l’Angélus, obsession des foules, aurait-elle pu se soustraire à une si flagrante furie érotique inconsciente ? »
DALI demanda à ce que le tableau soit radiographié, persuadé que le couple de paysans ne se recueillait pas en écoutant l’Angélus, mais devant la mort. Le tableau fut donc examiné au rayon X et l’on constata avec surprise une forme géométrique ressemblant à un parallélépipède. Invisible à l’oeil nu, car recouverte de plusieurs couches de peintures, cette forme selon DALI se révèle être l’esquisse d’un cercueil d’enfant, devant lequel les parents se
recueillent.
« En juin 1932 se présente subitement à mon esprit, sans aucun souvenir proche ni association consciente, permettant une explication immédiate, l’image de l’Angélus de Millet. Cette image constitue une représentation visuelle très nette et en couleurs. Elle est presque instantanée et ne donne pas suite à de nouvelles images. J’en éprouve une très grande impression, un grand soulagement car, bien que dans ma vision de la dite image, tout « corresponde » exactement aux reproductions que je connais du tableau, elle « m’apparaît » néanmoins modifiée et chargée d’une telle intentionnalité latente, que l’Angélus de Millet devient « subitement » pour moi l’oeuvre picturale la plus troublante, la plus énigmatique, la plus dense, la plus riche en pensées inconscientes qui n’ait jamais été. »

Voir l’invisible  : le regard du paranoïque d’après Dromard et d’après Dali.

En réponse à cette image obsédante, Dali peignit le tableau suivant : 

L'angelus par Dali

Pour plus de précisions sur l’Angélus et la méthode paranoïaque critique de Dali cf lien

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